Violon en Auvergne

Du répertoire des cabrettes et accordéon

Du vent et des anches...

La musique jouée avec un violon en Auvergne reflète aussi le répertoire provenant de la tradition de la cornemuse d’Auvergne, la cabrette, et celui provenant de l’accordéon, chromatique comme diatonique. En témoignent les nombreuses formations nées de la rencontre entre ces différents instruments (et bien d’autres) depuis les années 70/80. Jouer les répertoires des musiciens cabrettaires et accordéonistes, les ré-interpréter au violon est passionnant et complémentaire dans ma pratique. Il est d’ailleurs intéressant de savoir que les musiques des uns ont toujours stimulé la pratique des autres.

J’ai été fasciné depuis ma rencontre avec ces musiques par les sons et les langages développés sur des cornemuses puis avec les accordéons, instruments de l’époque « industrielle » dont les interprètes ont su très vite se glisser dans l’univers musical de la danse traditionnelle régionale en même temps qu’ils inventaient un genre propre, dit « musette », mais tout aussi lié à la danse. J’ai sélectionné dans cette page des airs que j’aime particulièrement jouer au violon, qui proviennent donc du répertoire de la cabrette et de l’accordéon.

« Le roc de Carlat », bourrée à Trois temps qui tire son nom de la ville de Carlat dans le Cantal. Sa mélodie, de mode mineur, se prête bien à « faire sonner » certains degrés et à développer une partie « rubato »…

Et maintenant deux autres bourrées très connues, la Bourrée à Jean Bergheaud » et la « Bourrée à Jean Bonal », tous deux illustres joueurs de cabrette, renommés autant à Paris qu’en Auvergne.

La musique traditionnelle jouée sur le plateau de l’Aubrac reste aujourd’hui bien vivante et les danseurs, les accordéonistes ne manquent pas. Il y’a sur cette haute terre d’Auvergne une façon de « tourner » les mélodies de bourrées bien particulière.

La première, « la bourrée d’Escudières », est une composition de Jean Pons (accordéoniste). J’en ai fait une version qui reprend le thème A en développant à ma façon le thème B.

La deuxième, « Cantagal », est une composition de « Gicou » Daunis (accordéoniste).

Ces deux mélodies se trouvent enregistrées parmi d’autres, tout aussi intéressantes, sur un CD « Accordéonistes en Aubrac », réalisé par Michel Esbelin. Réference Buda Records 92742-2